Bonjour Melun ! Bonjour #JulesFerry, bonjour #Beauregard et merci pour ce bel après midi !

 

Grosse et belle journée de campagne hier, commencée au marché Gaillardon. D’ailleurs, je voudrais dire à Mehdi s’il lit ce message le plaisir que j’ai eu à discuter avec lui et j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau 💚 !

Après un rendez-vous avec le journaliste de la République de Seine-et-Marne qui je l’espère saura traduire la pertinence et l’urgence du projet de #BienVivreÀMelun, j’ai retrouvé Djamila qui est engagée avec nous et qui avait convié des femmes de son quartier à discuter. Latifa du collectif nous a rejoint avec ses enfants. Il y avait plein d’enfants parce que s’impliquer dans la vie de la cité quand on est une femme (faire de la politique au sens noble du terme) ça suppose de gérer aussi et en même temps la vie de famille, les enfants et les travaux domestiques.

À peine étions-nous réunies que la conversation démarrait sur les chapeaux de roue ! Elles avaient tant à dire et moi tant à écouter :

– l’insuffisance du dispositif d’intégration des élèves allophones (qui ne parlent pas ou peu français) à l’école Jules Ferry et les difficultés que cela engendre pour les enseignant·e·s et les enfants,

– l’accès à l’emploi rendu extrêmement difficile pour les jeunes des quartiers,

– les mensonges sur les conditions de relogement au moment du premier programme de rénovation urbaine qui a concerné Melun : on avait pourtant confiance mais certains on dû partir, d’autres sont relogés dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les promesses faites, pour ne rien dire des rénovations de façade et des intérieurs pourris (voir photos ci-dessous), des caves en terre battue, du chauffage qui sera maintenant directement payé par les gens et les charges qui augmentent,

– les immeubles qui se dégradent non pas du fait des habitant·e·s mais de l’absence d’entretien des bailleurs : plus de lumière, plus d’interphone qui fonctionne à Beauregard, à Jules Ferry aussi

– le conservatoire interdit de fait aux jeunes des quartiers parce que trop cher et dont l’écran dorée au milieu des cités est comme une provocation de plus, un point d’exclamation sur notre exclusion

– les jeux pour enfants qui ont été supprimés tout comme les bancs où s’assayaient les vieux et les femmes « obligées de s’assoir par terre »,

– l’état des écoles déplorable et la peur qu’il y ait de l’amiante dans des murs qui se dégradent et s’effritent alors que les enfants sont toute la journée dans ces locaux

– le centre social de Jules Ferry qui a été fermé on ne sait pas pourquoi et jamais rouvert ! on ne sait pas pourquoi non plus : « c’est comme s’ils nous avaient punis sans qu’on sache pourquoi »

– l’absence d’actions sociales ou culturelles pour nous et c’est pas qu’on veut la charité parce que les sorties on les paie mais on nous répond « y’a pas de budget » il va où l’argent de la ville ?

– ils nous mettent en concurrence les uns avec les autres dans les quartiers, les uns ont ça, les autres non, sans qu’on sache pourquoi, c’est diviser pour mieux régner

– les routes en bas des immeubles sans dos d’âne comme à Beauregard où les voitures arrivent à tout allure, c’est dangereux pour les enfants mais on dirait qu’ils s’en fichent, on leur a dit tellement de fois

– l’arrêt du citalien qui a été supprimé avenue Patton, encore une fois sans qu’on sache pourquoi, c’est compliqué maintenant pour les habitants du quartier surtout quand on a des difficultés à se déplacer

– le racisme que subit une partie d’entre nous et qui complique encore nos vies

– les jeunes désoeuvrés et sans avenir qui vendent de la drogue en bas des immeubles. Eux, ils sont pas méchants mais c’est le business qui est méchant et les rapports avec la police… Le climat est malsain, on sent que ça peut mal tourner et des fois ça tourne mal et nous on habite là et nos enfants…

 

– la rénovation de toutes les écoles de la ville sera notre priorité et nous rattraperons le retard pour Jules Ferry, Montaigu, les Mézereaux et Jean Bonis sans oublier Pasteur en centre ville qui souffre aussi. Beaucoup d’écoles à Melun souffrent. Elles seront pour nous une priorité absolue du mandat

– la ville consacrera à chaque enfant melunais le même argent, la même attention, « égalité » ne doit pas être un mot vide. Chaque enfant à Melun doit sentir que l’école est faite pour lui et que nous travaillons tous pour que petit garçon et petite fille s’y sentent le mieux possible

– nous généraliserons immédiatement le quotient familial à tous les services publics assurés par la mairie. Nous l’avons demandé pendant six ans sans jamais l’obtenir. Le conservatoire doit devenir un lieu pour tous ! L’éducation musicale n’est pas un privilège réservé aux familles aisées. La piscine doit être accessible à tous, etc., etc.

 

Nous ferons de Melun notre ville à toutes et tous quelque soit le quartier où nous vivons « Plusieurs quartiers une seule ville », comme nous le proclamions déjà en 2014, et nous prendrons soin de chacun. Une ville, une maire, une équipe au service de tous les habitants.

 

Le reste, tout le reste que je n’ai pas le temps de développer ici sera dans notre programme disponible à partir de la fin février sur notre site mais dont vous pouvez déjà découvrir des morceaux sur nos tracts thématiques.

 

Pour finir, je voudrais remercier encore une fois nos hôtes pour le temps partagé et la chaleur de leur accueil.

Farida on t’attend ce soir au conseil municipal ! 👍

Je vous embrasse toutes.

 

Bénédicte

 

ps : En fin d’après midi, Aurélien et Fatiya sont venus me chercher et nous sommes allés dans le 93 rencontrer un enfant de Melun mais ça je vous le raconte la prochaine fois 😉

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